Nouvelles fugues pour Le Litterarium et de jeunes auteurs universitaires…

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Marie Montalescot © Jérémy Engler

Ce jeudi 9 octobre, à 19h, à la librairie Ouvrir l’Œil (18 rue des Capucins, Lyon 1er) se déroulera l’événement littéraire de l’année ! Oubliez tous les grands prix littéraires que le mois d’octobre attribue et découvrez celui du Litterarium ! Cette association étudiante créée en mai 2009 organise des concours d’écriture destinés aux étudiants de l’Université Lumière Lyon 2 à laquelle elle est rattachée. Ce concours rencontre un franc succès auprès des étudiants comme en témoigne le nombre grandissant de participants chaque année. Il témoigne de la volonté du Littérarium de promouvoir la production littéraire estudiantine en récompensant les jeunes auteurs lauréats par la publication d’un recueil. Le Litterarium s’est associé à la maison d’édition Les Milles Univers pour vous proposer Nouvelles Fugues, un ouvrage de qualité à découvrir et consommer sans modération.

Pour vous donner un petit avant de goût de la soirée de présentation avec les auteurs, voici une petite interview de Marie Montalescot, une des lauréates du concours pour sa nouvelle « Dakchya ».

Pourquoi avoir participé à ce concours d’écriture ?
Marie Montalescot : Cela fait très longtemps que j’écris et on m’a souvent dit que ce j’écrivais était sympa. J’étais à l’étranger, en Corée du Sud, pendant le concours, effectuant une année d’étude à l’étranger. C’était une expérience assez incroyable, j’avais envie d’en parler d’une certaine manière et le concours était une bonne occasion de le faire.

Votre nouvelle se déroule en Corée du Sud et s’intitule « Dakchya » mais que signifie ce mot ?
C’est assez drôle d’entendre les gens parler coréen en prononçant ce mot car c’est un mot qui veut quand même dire « Ta Gueule ! » de façon assez violente. Aussi, quand les gens prononcent le titre avec un accent français et de manière assez décontractée, ça donne un décalage assez marrant.

J’imagine, mais dans votre nouvelle, il n’est pas dit explicitement que « Dakchya » signifie « Ta Gueule », c’est un sacré pied-de-nez fait au lecteur ! Pourquoi un tel titre ?
La nouvelle en elle-même est compliquée car c’est plein de petits morceaux de beaucoup de choses dont j’avais envie de parler : du ressenti que j’avais dans la ville de Séoul, qui est une ville immense qui ne s’arrête jamais. Il y a toujours du bruit, toujours du monde, toujours de l’action, ça tourne, ça tourne à une vitesse incroyable. Donc ce titre c’était juste un moyen de dire STOP ! À un moment, quand on est embringué au milieu de tout ça, on a du mal à suivre le rythme, et parfois, on peut juste avoir envie de dire « Ta gueule ! » et, d’un coup, la roue qui tourne à fond s’arrête. Trouver un endroit à soi où il y a du silence et personne d’autre, c’est quelque chose d’impossible, on n’y arrive pas, donc c’était à la fois une envie que ça s’arrête parce que ça donne le tournis et en même temps ça donne le temps de voir ce qui se passe et d’en parler. Cette nouvelle c’est juste le moment où j’ai trouvé le temps et le moyen d’en parler au milieu du tourbillon.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour l’écrire, alors que vous étiez prise dans ce tourbillon ?
Deux jours à peu près.

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Anh-Minh et Juliette, deux membres du Litterarium

Vous êtes plutôt dans un travail instantané dans votre processus de réflexion ?
Dans ce cas là oui. C’était une envie urgente d’écrire sur quelque chose qui débordait et que j’avais besoin de jeter sur papier et à laquelle j’avais besoin de donner une forme. Je n’écris pas toujours comme ça, mais là, c’était une urgence d’écrire et un besoin de donner forme, d’une manière ou d’une autre, à cette espèce de sentiment confus et assez unique que j’avais.

Votre écriture est très fragmentaire. Pourquoi cette forme ?
C’est comme dans un tourbillon. Je ne sais pas. C’est comme quand on est pris dans un tourbillon, que tout tourne autour de nous, on aperçoit des bouts de trucs qui passent comme ça et qu’on attrape au fur et à mesure. Je les ai agglomérés pour essayer de faire un tout. Je ne savais pas si ça ferait sens pour quelqu’un d’autre que moi. Je ne savais pas du tout si la nouvelle allait plaire ou parler aux lecteurs. Mais moi, ça m’a permis de coller ensemble tous ces petits bouts confus et de leur donner une forme.

Avez-vous eu des retours de la part des membres du jury du concours ?
Non pas forcément. Je ne les ai pas rencontrés donc je n’ai pas forcément eu de nouvelles. J’ai eu une ou deux personnes qui m’ont dit avoir bien apprécié mais sans plus et on m’a dit que Perrine Gérard, la gagnante de l’année précédente et présidente d’honneur du jury (NDLR : également l’auteure de la préface du recueil) avait particulièrement apprécié et visiblement beaucoup soutenu ce texte au sein du jury. C’est tout ce que je sais pour le moment.

Que pensez-vous du titre du recueil Nouvelles Fugues ? Correspond-t-il à votre texte ?
C’est un texte qui se retrouve au milieu d’autres donc c’est difficile de juger. Par rapport à mon texte, globalement oui, dans le sens où le mot « fugue » est pris dans le sens de « fuite » ! Parce que c’est au milieu d’un tourbillon et que ça court dans tous les sens, après au sens musical, la « fugue » serait un peu trop calme par rapport à ce que j’avais envie de dire. J’aurais plus vu une musique de guerre, d’une charge ou un truc comme ça… Une musique militaire aurait été plus appropriée…

Venez à la rencontre de Marie Montalescot et des cinq autres lauréats du concours lors de cette soirée de lancement qui annonce de belles découvertes.

Propos recueillis par Jérémy Engler

Article initialement paru dans L’Envolée Culturelle

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Une réflexion sur “Nouvelles fugues pour Le Litterarium et de jeunes auteurs universitaires…

  1. Pingback: Nouvelles Fugues, second recueil du Littérarium | Mille et Une feuilles volantes

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